Mise en page : l'importance du blanc !

Mise en page
Image par Rawpixel sur Depositphotos

La mise en page d’un document, quel qu’il soit, est toujours une étape importante. Bien qu’arrivant en seconde partie de création, après la rédaction du contenu, elle participe à la lisibilité de l’ensemble, et donne un aspect harmonieux et cohérent à votre document. Mais, pour parvenir à quelque chose qui ne soit pas trop lourd ou trop indigeste, quelques règles sont à observer.

C’est là que la question du blanc entre jeu.
En quoi apporte-t-il une plus-value à mon document ?
Pourquoi est-il indispensable ?
Que change-t-il quant à la lecture ou tout simplement, à l’aspect visuel de mon document ?

En bref, à quoi sert-il ? C’est ce que nous allons voir ici.

Définition

Blanc : n.m. 1. Espace entre les mots et les divers éléments de ponctuation.
2. Vide s’interposant entre les différents éléments d’une composition (textes, images, etc).
→ Blanc tournant : marges d’un document.

Le blanc en tant qu'espace typographique

Image par Henryk Niestrój de pixabay

Le blanc peut-être définit en typographie comme une espace.
Dans ce domaine, plusieurs types d’espaces existent et cohabitent.
Espace au féminin correspond au blanc qu’on laisse entre deux mots. Deux autres espaces sont importants :
_ l’approche : cela consiste en l’ajout d’espace entre les lettres (dit aussi interlettrage). À utiliser avec parcimonie par espacer un titre ou harmoniser un texte justifié.
_ le crénage : il s’agit de l’espace existant autour de chaque lettre individuellement. Un « I » par exemple aura moins de crénage qu’un « W ». Celui-ci peut s’ajuster de 3 manières différentes : métrique (valeur par défaut, il règle automatique le crénage par paire de lettres) ; optique (il ajuste l’espace en fonction de la forme des lettres) et enfin, manuel.

Avant l’imprimerie et ces caractères mobiles, ces espaces/blancs n’existaient pas. Sur les textes enluminés du Moyen-Âge, écrit à la main, les mots et les lettres étaient collés les uns aux autres.

Image par Henryk Niestrój de pixabay

Le blanc peut-être définit en typographie comme une espace.
Dans ce domaine, plusieurs types d’espaces existent et cohabitent.
Espace au féminin correspond au blanc qu’on laisse entre deux mots. Deux autres espaces sont importants :
_ l’approche : cela consiste en l’ajout d’espace entre les lettres (dit aussi interlettrage). À utiliser avec parcimonie par espacer un titre ou harmoniser un texte justifié.
_ le crénage : il s’agit de l’espace existant autour de chaque lettre individuellement. Un « I » par exemple aura moins de crénage qu’un « W ». Celui-ci peut s’ajuster de 3 manières différentes : métrique (valeur par défaut, il règle automatique le crénage par paire de lettres) ; optique (il ajuste l’espace en fonction de la forme des lettres) et enfin, manuel.

Avant l’imprimerie et ces caractères mobiles, ces espaces/blancs n’existaient pas. Sur les textes enluminés du Moyen-Âge, écrit à la main, les mots et les lettres étaient collés les uns aux autres.

Il faut comprendre le blanc comme un espace de respiration.
En typographie, il permet de rendre lisible un texte. Il permet aux yeux de bien appréhender ce qui est face à eux, de le comprendre.

Attention cependant, lorsque vous utilisez des textes justifiés. Suivant la police d’écriture utilisée, le crénage et l’approche de chaque lettre ne sera pas le même. Cela peut faire apparaître des « rivières » au sein de votre texte, c’est-à-dire des blancs/espaces trop importants entre les mots rendant visuellement le texte disgracieux. Vous pouvez régler manuellement l’approche (interlettrage). Mais là encore, attention, trop d’espace entre les lettres va donner un aspect bancal à vos mots en regard du reste du paragraphe. L’inverse, pas assez d’espace, rendra votre texte peu lisible.

Voyons maintenant ce que peut apporter le blanc dans une mise en page.

Le Blanc dans une composition

Blanc vs couleur

En matière de mise en page, le blanc est indispensable, bien qu’il représente un certain coût.
En effet, petit aparté sur le sujet :
lorsque vous souhaitez faire imprimer un document de plusieurs pages et que vous passez par de l’impression Offset couleur, si vous le faites pour une petite série, le coût d’impression peut vite devenir exorbitant. La préparation des plaques d’impression (une par couleur) et l’impression proprement dite représentent un certain coût pour l’imprimeur. De plus, il faut beaucoup de temps et de feuilles pour caler une imprimante offset, qu’il s’agisse de bien positionner le verso par rapport au recto ou de simplement régler les couleurs.  Sur une petite série, le nombre d’exemplaires imprimés ne suffit pas à absorber le coût du calage ni celui de la préparation des plaques, donc celui-ci est reporté sur le prix d’impression.
De ce fait, On peut alors imaginer que, si l’on souhaite imprimer en quadrichromie, autant mettre de la couleur partout, afin d’en avoir pour son argent !

Erreur ! Car en faisant cela, vous rendez votre document brouillon, criard, peu agréable à l’œil et cela en perturbe la lecture. La couleur en fond de page doit être utilisée dans des cas bien précis (affiches, flyer, carte de visite, etc), et de façon à ne pas empêcher la lecture du texte que vous mettrez par-dessus (soit par un jeu de contraste, soit en réglant l’opacité). Dans la majeure partie des cas, préférez le blanc qui apportera de la légèreté à votre composition tout mettant en valeur le contenu.

Le mieux pour les petites séries, même si vous allez chez un vrai imprimeur, demandez une impression laser. Cela vous reviendra bien moins cher pour un résultat tout aussi satisfaisant.

Mais, revenons au blanc : comment l’utiliser à bon escient ?

Mise en page

Dans une mise en page, le blanc permet d’équilibrer les éléments entre eux. Trop serrés, ces derniers deviendraient moins facilement identifiables donnant une impression de quelques chose de désordonné.

Une mise en page est un subtil équilibre entre les parties pleines et les « vides ». Les éléments de compositions ne sont jamais placés au hasard.  Les fonctions d’alignement et d’espacement des logiciels de mise en page sont des outils de base, mais indispensables.  Pour qu’une composition soit réussie, il faut que vos éléments soient parfaitement alignés entre eux.

La gestion des blancs est plus complexe, car elle dépend de la taille des éléments et de la place qu’ils occupent. Un titre, par exemple, aura besoin de plus d’espace autour de lui qu’un texte lambda. Attention cependant à ne pas laisser trop de blanc autour de ce titre, sans quoi il donnera l’impression de flotter dans le vide et d’être posé là par hasard. Il apparaîtra alors comme disharmonieux et rendra votre composition bancale.

Certains éléments peuvent se répondre dans une mise en page.  Dans ce cas, ils doivent être de même force, c’est-à-dire, qu’ils doivent occuper une place équivalente l’un par rapport à l’autre, et donc avoir un blanc tournant (une marge) identique.

Le blanc : vide indispensable

Mise en page

Dans une mise en page, le blanc permet d’équilibrer les éléments entre eux. Trop serrés, ces derniers deviendraient moins facilement identifiables donnant une impression de quelques chose de désordonné.

Une mise en page est un subtil équilibre entre les parties pleines et les « vides ». Les éléments de compositions ne sont jamais placés au hasard.  Les fonctions d’alignement et d’espacement des logiciels de mise en page sont des outils de base, mais indispensables.  Pour qu’une composition soit réussie, il faut que vos éléments soient parfaitement alignés entre eux.

La gestion des blancs est plus complexe, car elle dépend de la taille des éléments et de la place qu’ils occupent. Un titre, par exemple, aura besoin de plus d’espace autour de lui qu’un texte lambda. Attention cependant à ne pas laisser trop de blanc autour de ce titre, sans quoi il donnera l’impression de flotter dans le vide et d’être posé là par hasard. Il apparaîtra alors comme disharmonieux et rendra votre composition bancale.

Certains éléments peuvent se répondre dans une mise en page.  Dans ce cas, ils doivent être de même force, c’est-à-dire, qu’ils doivent occuper une place équivalente l’un par rapport à l’autre, et donc avoir un blanc tournant (une marge) identique.

Je termine cette partie avec quelques exemples simples de mise en pages. Gardez bien à l’esprit que le blanc, en matière de composition, s’entend à la fois comme absence de couleur et comme le vide existant entre les éléments composant votre document.

Ici, trois documents vous sont présentés : un carton d’invitation, une couverture de livret et une affiche.
Sur chacun d’eux, la notion de blanc a son importance et est mise en valeur de différentes manières, avec ou non un fond coloré.

Le blanc en composition - carton d'invitation
Le blanc en composition - couverture livret
Le blanc en composition - affiche

Le Blanc dans l'impression

Lorsque votre document est destiné à l’impression, certains paramètres viennent s’ajouter dans la mise en page.

Il y a 2 éléments auxquels il faut particulièrement faire attention :
_ La zone tranquille
_ Les fonds perdus.

Zone tranquille

Voici un document qui représente une base pour une carte de visite de dimensions 8,5 x 5,5 cm.

_ Le trait mauve représente la marge interne du document.

_ Le trait vert quant à lui symbolise les bords de votre document. Votre carte de visite, une fois imprimée et découpée, aura la dimension du rectangle vert, à savoir 8,5 x 5,5 cm.

_ le trait rouge est la matérialisation des fonds perdus.

La zone tranquille que j’évoque un peu plus haut, est la zone qui se situe entre les rectangles violet et vert. Il s’agit ni plus ni moins que du blanc tournant de votre document, autrement dit sa marge. Celle-ci doit-être au minium de 5 mm. Aucun texte ne doit présent dans cette zone. Dans le cas contraire, une partie du texte risque d’être « mangé » lors de la coupe.
Sa taille évolue en fonction de l’aspect que vous souhaitez donner à votre document et, suivant le type de document.

Zone tranquille

Voici un document qui représente une base pour une carte de visite de dimensions 8,5 x 5,5 cm.

_ Le trait mauve représente la marge interne du document.

_ Le trait vert quant à lui symbolise les bords de votre document. Votre carte de visite, une fois imprimée et découpée, aura la dimension du rectangle vert, à savoir 8,5 x 5,5 cm.

_ le trait rouge est la matérialisation des fonds perdus.

La zone tranquille que j’évoque un peu plus haut, est la zone qui se situe entre les rectangles violet et vert. Il s’agit ni plus ni moins que du blanc tournant de votre document, autrement dit sa marge. Celle-ci doit-être au minium de 5 mm. Aucun texte ne doit présent dans cette zone. Dans le cas contraire, une partie du texte risque d’être « mangé » lors de la coupe.
Sa taille évolue en fonction de l’aspect que vous souhaitez donner à votre document et, suivant le type de document.

carte de visite

Si vous souhaitez qu’une image ou un élément coloré aille jusqu’aux bords du document, il doit dépasser dans les fonds perdus. Les fonds perdus représentent une zone qui va disparaître lors de la coupe. Sans eux, impossible d’avoir un résultat conforme à la demande du client. Le document final sera soit plus petit pour être sûr que l’image va bien jusqu’aux bords, soit un liséré blanc apparaîtra autour du document, dont la largeur ne sera pas forcément la même partout.

carte de visite au format fini
carte de visite
carte de visite au format fini

Si vous souhaitez qu’une image ou un élément coloré aille jusqu’aux bords du document, il doit dépasser dans les fonds perdus. Les fonds perdus représentent une zone qui va disparaître lors de la coupe. Sans eux, impossible d’avoir un résultat conforme à la demande du client. Le document final sera soit plus petit pour être sûr que l’image va bien jusqu’aux bords, soit un liséré blanc apparaîtra autour du document, dont la largeur ne sera pas forcément la même partout.

Lors de l’impression d’un document, il y a toujours un léger décalage qui se crée. Celui-ci peut être plus ou moins important et, même si on peut le réguler, il restera toujours présent. Il est généralement de l’ordre de quelques millimètres. Cela peut devenir un vrai problème dans le cas d’un document en recto verso. C’est là que les fonds perdus ont toute leur importance, car ils permettent d’absorber ce décalage. On demande habituellement à ce que cette zone soit de l’ordre de 5 mm au minimum. Cette dimension évolue en fonction de la taille du document à imprimer, je pense notamment lors de l’impression de banderole, où la taille des fonds perdus est plus de l’ordre de 10 mm.

En conclusion, vous l’avez compris, le blanc en tant qu’espace autour et entre les éléments de votre composition est indispensable pour créer des documents cohérents et lisible, mais aussi pour permettre leur impression dans les meilleures conditions.

Pour ce qui est du blanc en tant que couleur, il permet de mettre en avant le contenu tout en aérant votre mise en page. Toute fois, utiliser une image ou une couleur en fond n’est pas impossible, à condition de toujours garder en tête le type de document que l’on souhaite faire et la lisibilité de celui-ci.

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Graphiste chambéry
J. LANGE | Graphiste et illustratrice